mercredi 9 septembre 2020

De chaumière en château.

 

 

            J’en ris encore ! Quinze jours après cette escapade dans les monts de Lacaune (voir blog précédent), je me suis retrouvé dans un château pas possible (voir photo). Une chambre avec des rideaux de 4 mètres de haut, 20 mètres comptés entre le salon et la salle à manger, des trompes de chasse et des massacres de cerf au mur, un parc de 18 hectares, vous voyez le genre… Alors, passer sans transition de la jolie maison de  pierre à la vie de château, c’est amusant. Et ça fait réfléchir.

            Je sais : le missionnaire doit s’adapter à toutes les situations, c’est un homme de partout etc… Mais ce n’est pas là-dessus que porte ma réflexion. La chaumière ou le château, là n’est pas l’essentiel. L’important, ce sont les gens qui y vivent. Et là, je n’ai pas trouvé de différence : des gens sans complexes, très à l’aise dans leur milieu, et en même temps très ouverts sur le monde qui les entoure. D’un côté, le karaoké, de l’autre des rencontres un peu plus pincées avec des gens à particules, mais tellement sympathiques et fort attentifs aux autres.

            L’important, c’est ce que vivent les hommes. Comment vivent-ils la famille, la douleur, l’amour ? Des amitiés formidables naissent, il y a de la tendresse dans les regards, on rêve ensemble, on fait des projets, on regarde le monde avec plus ou moins de sévérité, mais toujours avec la passion de ceux qui ont déjà vécu sous d’autres cieux et qui ont connu d’autres manières de vivre. Ceux-là, ils vibrent avec l’air du temps, cela fait longtemps qu’ils ont oublié la couleur de leurs pantoufles !

            Autrement dit, on ne regarde pas le compte en banque, on regarde le cœur. Plus je prends de l’âge (et j’en prends !), et mieux j’essaie d’avoir le regard du Christ, non sur les chaumières et les châteaux, mais sur ceux qui y vivent, qui essaient d’y être heureux, et parfois qui cherchent le bonheur, le vrai…. Ils ont tous le même sourire quand ils accueillent.


lundi 24 août 2020

Une chaumière dans les bois.

 

 

                Il n’y a pas si longtemps on chantait : C’était un porte-bonheur, un petit cochon avec un cœur… Pour cette fois, je corrige : Une petite chaumière avec un cœur.

                Car c’est que  je viens de vivre au fond de la Montagne Noire. Pendant huit jours, j’étais l’hôte  de  cette maisonnette  fleurie dans ses pierres, et charmante ; même avec la sarabande des loirs sous le toit, qui empêchent de dormir… Huit jours… J’en ai encore la lumière dans les yeux.

                L’itinéraire ? De Béziers tu montes à St Pons de Thomières. Après St Pons tu montes encore ; à Fraïsse tu montes encore. Et à 1040 mètres tu prends un chemin de terre impossible et tu arrives. Quel pays ! Quelle solitude ! Quel silence ! Assis sur une pierre (avec un bon coussin), j’ai passé des heures à relire St Paul, à rêvasser, à épier le pic épeiche et le geai. Surprise : un brocard  m’est passé à 10 mètres, tranquillement, sans même m’adresser un regard… Cette nature aux fûts énormes, est presque intimidante, on a peur de déranger.

                Cette région de Lacaune est charmante en été, rude en hiver. C’est le pays de « l’enfant sauvage » retrouvé un jour au fond des bois, le pays des granges aux toits de genêt, des murs couverts d’ardoise. Les loups, paraît-il, sont revenus. Pas étonnant car le pays est plein de moutons. Mais les villages, un moment presque désertés, revivent, se repeuplent de jeunes ménages et de moins jeunes las de la vie urbaine. On les com

prend … C’est un pays de cocagne, avec son miel de bruyère, ses saucisses fleurant bon les âtres en pierre, sa tomme de brebis. Oui, on comprend les retours à la vie simple.

                De nouveau à Marseille, j’en reste encore un peu ébloui. La solitude est une denrée devenue si rare ! Et pourtant, comment se retrouver soi-même sans ça ? Dans le bois, tu as sans doute la même impression que le navigateur solitaire, ou le Chartreux dans son monastère.

On vit ainsi des moments de grâce; je voulais les partager avec vous.


 
   

 

mercredi 29 juillet 2020

6. la compassion



           
             Les Petites Sœurs des Pauvres, Médecins sans frontières, la maraude du Secours Catholique… Peut-on compter tous ceux qui se battent contre la souffrance ? C’est l’honneur des hommes que de ne jamais baisser les bras devant le malheur.
                     Mais avant ce combat, avec ce combat, il y a quelque chose qui est comme l’âme de cette lutte : la compassion. La compassion… Voilà un mot qui nous vient directement du latin : cum-patere = souffrir avec.  Voilà : partager la souffrance de celui qui a mal, c’est possible, c’est même la première chose à faire quand on voit un autre souffrir. Ca vient du cœur.
                      Mais la compassion, ça vient aussi de Dieu. Car Dieu est amour, et tout amour souffre de la souffrance de l’autre, tout simplement. Ainsi de Jésus : il « compatissait » à la peine des autres, « ému et troublé » devant la mort de Lazare, nous dit l’évangile. Mais Jésus est allé jusqu’au bout de la compassion en entrant lui-même dans la souffrance, nous l’avons dit.
                  La compassion, ça commence là, dans les tripes ! Au Cameroun, quand je voyais des femmes et des enfants emprisonnés et forcés par le chef à porter des cruches d’eau sur des kilomètres, j’en étais littéralement malade, et furieux ! St Luc nous dit mot pour mot que les entrailles de Jésus « se tordaient » en voyant les gens qui avaient faim. Voilà la compassion !
             
                       Mais il y a plusieurs temps dans la compassion :
être là… J’étais venu en consultation, et le médecin m’a posé un flot de questions… qu’il consignait sur son ordinateur. Et me voilà fort mal à l’aise, plus malade qu’en entrant. J’avais la désagréable impression de parler à la machine. Le praticien, lui, était là sans être là… Mais le contraire existe ! Job sur son fumier. La bible nous dit que ses trois amis restèrent là, sans rien dire, pendant 7 jours et 7 nuits. Ils étaient là, assis avec lui, c’est tout. Il faut le faire !   En Afrique aussi, rester assis sans mot dire à côté de celui qui souffre, cela fait partie de l’art de vivre.
savoir écouter.  Parfois, tu abordes un ami pour te plaindre de ton lumbago. Et lui, d’instinct, de dire : « Ah c’est comme moi… » T’a-t-il écouté ?
trouver les mots. Marina Carrère d’Encausse raconte dans « Une femme blessée » : « Le docteur n’en peut plus d’entendre cet enfant pleurer à sa douleur innommable  [le petit a le cancer]. Mais Fatimah est là. Elle se penche sur l’enfant, pose une main sur sa poitrine. Puis elle regarde sa mère et dit : « Aimons-le. » C’est « aider » qu’elle voulait dire, mais « aimer » lui a échappé. »
            C’était dans une unité de soins palliatifs. Nous avons tous besoin de soins palliatifs quand nous souffrons… Mais les autres en ont besoin aussi ! Tous les autres ! D'après vous, qu’est-ce qui pousse les membres de SOS Méditerranée à prendre la mer pour sauver les réfugiés en détresse ?



mardi 9 juin 2020

5. Mais il y a ce vieux Job.





            Bon d’accord. Dieu n’est pas responsable de la perversité des hommes. Pas responsable des bourreaux d’Auschwitz, pas responsable de la planète qui n’en peut plus ; ça, on a compris.
            
             Mais dites : l’enfant à qui le cancer donne un ton d’ivoire, à la Timone ? Qui a fait ça ? Et le tsunami, les tremblements de terre comme en Haïti, l’éruption du Pinatubo, qui en est responsable ? Les hommes ? Ils vivaient bien, ils étaient sympas, personne ne leur en voulait et d’un coup crac ! C’est la nuit, la mort.
            La faute à qui ? Qui va crier sur qui ? Marion Muller-Collart écrit : « Pour moi, je confesse que la douleur physique était pour moi une butée, un lieu de grand silence hermétique à toute parole, un lieu qu’aucune lumière  ne parvient à éclairer. »
            
           La Bible a très finement exposé le problème en racontant l’histoire de Job. Job est gentil, heureux, tranquille, et riche ! Et d’un coup il perd tout : récoltes, bétail, famille même. La totale ! Et le voilà sur son fumier, on dit bien « pauvre comme Job » ! Du coup, tout le monde cherche à comprendre. Et le soupçon monte... Les amis de Job lui serinent « Tu as dû faire une grosse bêtise pour que Dieu te punisse ainsi ! » Même sa femme au désespoir lui susurre : « Dieu t’a laissé tomber. Maudis-le, et meurs !»
            Alors Job, tout d’abord, crie son innocence. « Je n’ai rien fait de mal ! Alors, pourquoi ? » Mais ensuite, honteux d’avoir cité Dieu à comparaître pour une demande d’explication (en Afrique on dit une demande de complication), Job finit par s’incliner devant le mystère : « J’ai parlé sans savoir de mystères qui me confondent. Je mets une pierre sur ma bouche… »
            
             Voilà, nous en sommes là. Devant les pleurs de l’enfant malade, devant les furies de la nature, nous nous heurtons au mystère, et nous aussi mettons une pierre devant notre bouche. Ensuite, fort penauds d’avoir cherché à tout savoir, à tout comprendre, à tout expliquer, nous nous taisons et nous entendons le P. Varillon nous dire : « Le mal n’est pas fait pour être compris, mais pour être combattu. » Et, comme en écho, Marina Carrère d’Encausse raconte : « Le docteur n’en peut plus d’entendre cet enfant pleurer. Il sait que c’est dur pour elle, mais il est heureux que Fatimah soit là, dans un coin de cette chambre. Cette femme si généreuse, si attentive, va aider cet enfant et sa mère à franchir le cap. Et Fatimah se penche vers l’enfant, pose une main sur sa poitrine. Puis elle regarde sa mère et dit : « Aimons-le. » C’était « aider » qu’elle voulait dire, mais « aimer » lui a échappé. (Une femme blessée p 103).
            
             Nous chrétiens, nous tenons deux choses devant la souffrance : le mystère, et la volonté de se battre. Et là, nous rejoignons tout simplement notre foi au Christ. Nous disons avec Paul Claudel, ce lumineux : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, ni l’expliquer, il est venu la remplir de sa présence. »
            Oui Jésus a habité la souffrance des hommes et son mystère. C’est le mystère de l’Ecce Homo.

jeudi 28 mai 2020

4. Responsable, moi ?



                       
            Bon, c’est facile de taper sur les nazis et de frémir d’horreur devant le camp d’Auschwitz. Mais regardons-nous nous-mêmes ! Que faisons-nous de notre liberté ? Pour se frapper la poitrine sur celle des autres, pas de problème ; d’ailleurs les français sont passés maîtres dans ce sport. Mais au fond, n’avons-nous pas chacun, chacune, notre part de responsabilité dans la souffrance du monde ?
            Une grande voix, celle du Cardinal Martini, nous demande : «  Se peut-il que je contribue moi-même au  malheur : la destruction de l’environnement, le chômage, tout ça. Il ne suffit pas de se demander « Pourquoi, mon Dieu, cela existe-t-il ? » Nous devrions également nous demander : quelle est MA part dans tout cela ? » (Le rêve de Jérusalem p 25).
            
          C’est vrai pour l’écologie, on nous le répète tous les jours. Nous participons tous à la destruction de la planète. C’est facile de crier sur le charbon polonais ou les incendies brésiliens.  Mais chacun de nous doit s’atteler à la protection de la nature. Le pape François ne se fait pas faute de le répéter dans son Exhortation Laudato Si…  Je sursautais hier en regardant un monsieur faisant le ménage dans sa voiture en jetant les papiers et autres épluchures sur la rue  (mais je n’ai fait que sursauter !)… Il faut se féliciter du réveil  actuel, qui nous atteint au plus profond de nos manières de vivre, de nos habitudes, de nos gaspillages. Oui, ce réveil écologique est bien un « signe des temps » !
            Et voilà un autre « signe des temps »: les manifs. Les manifestations, c’est énervant pour celui qui doit se rendre à son travail. Mais on ne manifeste pas pour rien ! Et notre époque, qui sort des dictatures du fascisme et du communisme, où manifester aboutissait au camp de la mort ou au goulag, notre époque a appris à ne plus se taire, à crier quand ça fait mal. Et ça suppose du courage ! Demandez aux jeunes de Hong-Kong, d’Algérie, aux opposants russes. Malgré les menaces, de la Turquie au Mexique, de la Chine au Brésil, les gens manifestent et obligent les puissants à se pencher sur l’injustice… ou à « dégager ». Et toutes les répressions du monde n’y peuvent rien ! … Voilà comment la société civile, peu à peu, prend conscience de sa force  pour changer ce qui ne va pas. Tous responsables ! Et il faut s’émerveiller de voir l’homme, tous les hommes, prendre leur place dans la marche de la terre. C’est exactement ce que Dieu demandait à Adam au   jardin d’Eden, ce que fit Jésus en envoyant ses disciples aux quatre coins du monde. Il leur dit en substance à la fin de l’évangile : « J’ai commencé le travail, à vous de jouer maintenant ! »
            Toi le chrétien, tu t’engages dans ce combat contre la souffrance, avec à fond de cœur la grande voix du Christ : « Je suis avec vous jusqu’a la fin du monde. »

lundi 11 mai 2020

3. Dieu tout-puissant ?



            Un juif allemand, Hans Jonas, donna une conférence en 1945 : « Le concept de Dieu après Auschwitz. » Sa thèse était la suivante : depuis toujours, la Bible dit que Dieu aime son Peuple. Mais quand le Peuple déraille, Dieu le punit. Autrement dit,  si le Peuple souffre (et Dieu sait si les juifs ont souffert depuis 20 siècles !), c’est que Dieu le punit de ses péchés ! C’est simple….
            Mais, poursuit Hans Jonas, les milliers d’enfants tués dans les chambres à gaz d’Auschwitz, quel mal avaient-ils fait ? Quand ces innocents criaient, où était Dieu ? Voilà : comment expliquer le silence de Dieu à Auschwitz, silence aussi assourdissant pour les chrétiens que pour les juifs ? Et bien des gens de conclure : « Si Dieu existait, il ne permettrait pas ça ! Jamais ! » Et de fait, du Dieu absent au Dieu inexistant, il n’y a qu’un pas !
            Hans Jonas a une autre réponse : si Dieu n’est pas intervenu à Auschwitz, c’est qu’il ne le pouvait pas. Il ne pouvait rien contre les méchants nazis. Et Hans de conclure : donc, Dieu n’est pas le Tout-Puissant ! Mais il ajoute cette belle parole : « Si Dieu n’est pas tout-puissant, que lui reste-t-il ? Il lui reste l’amour. »
            
            Nous autres chrétiens, nous avons une autre conclusion, autre que celle de Hans Jonas. Pour nous, Dieu est tout-puissant, Seigneur du ciel et de la terre. Mais  - est-ce un bien,  est-ce un mal, à vous de juger – il a pris un risque en créant l’homme : il l’a créé libre ! Et Dieu a pour cette liberté de l’homme, un respect immense. Immense comme le fond du ciel, immense comme son amour. Alors Dieu n’envoie pas de missile pour détruire les méchants, il respecte la liberté des petits hommes, même les plus tordus.
            Et il va même plus loin, au point de dérouter bien des gens (ne vous en faites pas, c’est son habitude !).  Il fait cette chose pas très sérieuse de renoncer à sa toute-puissance pour devenir l’un de nous, en vivant comme nous… St Paul, l’apôtre à la plume d’or, avait compris tout le Christ quand il disait aux Philippiens : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, n’a pas retenu jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes… ». Voilà notre Dieu, à nous chrétiens ! Jésus a été menotté par des hommes libres, tué par des hommes libres. Dieu s’est mis entre nos mains, par amour. Devant la méchanceté des bourreaux, Dieu se tait, il est même vulnérable, comme est vulnérable celui qui aime.
            
           Ce qui faisait dire à Etty Hillesum, cette jeune juive hollandaise en route vers les camps de la mort : « Seigneur, il ne semble guère que vous puissiez agir. Vous ne pouvez nous aider ; mais nous, nous devons Vous aider, nous devons défendre Votre Vie en nous jusqu’à la fin. »
            Et en écho, le philosophe Alain : « Regardez l’enfant. Cette faiblesse de Dieu, cette faiblesse qui a besoin de tous est Dieu. » Alain pensait-il à l’Enfant de la crèche ?


mercredi 29 avril 2020

2. Jésus a fait ce qu’il pouvait




            A Noël, on fête l’Emmanuel, ce qui veut dire « Dieu parmi nous. » Foin de père Noël et autres fariboles, Noël c’est la naissance de Jésus. Bon. 

           Mais Jésus n’est pas né n’importe où ni n’importe quand ! En langage un peu savant, on dit qu’il est « situé ». Il y eut un moment de l’Histoire où il arriva. On le dit au début de la nuit de Noël : « C’était au temps de l’empereur Auguste » cher à nos livres d’histoire de l’Antiquité. Et l’évangile de Matthieu commence par une généalogie, avec des noms, un peu biscornus il faut le dire. Mais c’est une façon de dire que Jésus n’est pas arrivé comme un missile. Relisez cette généalogie, c’est impressionnant !
            Jésus est venu dans un coin de la planète, la Palestine, point de jonction de trois continents. On peut visiter Bethléem aujourd’hui, et c’est une émotion de marcher sur les routes de Galilée, même si le bitume a remplace la poussière biblique !
            Tout cela pour dire que le Christ, cet « homme qui marche », celui par qui des aveugles ont vu, des muets ont entendu, cet homme n’est jamais sorti de son pays à part quelques escapades de l’autre côté du Jourdain. D’où une première constatation : Jésus n’a pas guéri tous les malades de la terre, il n’a pas remis sur pieds toutes les femmes adultères, il n’a pas nourri tous les pauvres qui de par le monde traînaient leur misère. Hors de Palestine, de  Jésus point  
            
            S’il n’a pas guéri le monde entier, Jésus a fait ce qu’il a pu, c’est tout. Et c’est déjà  pas mal !   En fait, quand on lit les évangiles, on se rend compte que si Jésus guérit, ce n’est pas seulement par pitié. Il va plus loin que la guérison. Ces muets qui se mettent à parler, ces paralytiques qui se mettent à danser, ce sont des signes. Des signes, mais pas de la toute-puissance de Dieu !  Des signes  de la présence brûlante de Dieu et de son amour pour les hommes. Dans un coin du monde, dans un moment de l’histoire, il y eut cet homme-Dieu qui a fait ce qu’il pouvait pour montrer que Dieu est amour, qu’il n’aime pas voir les gens souffrir. C’est un Dieu qui a de la compassion, comme on dit en langage d’Eglise.
            
             Les signes que Jésus a faits étaient discrets, car il ne voulait pas qu’on le prenne pour un gourou ou un superman. Il défendait aux gens guéris de crier leur guérison. Et quand les gens se moquaient de lui, il s’en allait sans guérir personne.  
              
                Plus loin nous verrons que Jésus n’a pas supprimé toutes  les souffrances de tous  les hommes, mais il est entré lui-même dans la souffrance, et ce faisant il lui a donné un sens.