Qu'on me pardonne mes allergies, souvent passagères d'ailleurs. Mais en ce moment, j'en veux particulièrement au père Noël, lui faisant ainsi bien de l'honneur. Le père Noël n'est qu'un avatar de St Nicolas, dûment fêté dans le Nord et dans l'Est, et qui tendait à éclipser la fête de Noël quand nous étions petits. Aujourd'hui, le père Noël envahit les grandes surfaces, grimpe aux fenêtres, nous assomme avec ses rennes et sa trogne. Ce bonhomme, qui nous est venu, paraît-il, des USA au 19ème siècle, est devenu grâce à d'astucieux managers, un argument commercial de première bourre.
D'accord, nous avons besoin de rêve. A Noël, en voyant la lumière dans les yeux des enfants, c'est notre enfance qui nous revient. D'accord, Noël est l'occasion de gestes de générosité extraordinaires chez beaucoup, croyants ou pas. Tout cela est bel et bon, c'est même extrêmement tonique en ces temps de crise économique et de massacres syriens. Mais Noël, n'est-ce que ce bonhomme cramoisi? Son prénom italien, Natale, devrait nous ramener à une autre réalité, celle de la crèche: dies natalis, naissance, venue de Dieu chez les hommes: c'est quand même autre chose que le père Noël et ses niaiseries.
Posons-nous la question une fois: d'où viennent les Droits de l'Homme? Au fin du fin fond, d'où viennent-ils? Sinon de la dignité extrême de la personnes humaine, dignité reçue, donnée par Dieu se faisant l'un de nous. Qui a séjourné un tant soit peu en milieu animiste africain, s'aperçoit que le respect de la personne, ce n'est pas inné! Même chez nous, où l'on est obligé d'enseigner le respect aux jeunes. Cela nous vient de l'Incarnation, qui fait partie de notre culture quoiqu'on dise. Noël, c'est d'abord, ce n'est que la venue de Dieu parmi nous. Pas pour nous maintenir en enfance, mais pour nous diviniser, rien de moins.
Foin de grands mots. En ce mois de décembre, permettons-nous ce slogan assassin: tordons le cou au père Noël!
samedi 17 décembre 2011
dimanche 27 novembre 2011
En relisant Luc 21/29-33...
Le figuier et tous les arbres. Luc est plus approximatif que Marc et Mathieu dans sa compréhension de la campagne! Mais ce qui l'intéresse, c'est la comparaison: le printemps, l'été qui approche, le Royaume de Dieu qui vient...
Pour comprendre la parabole de l'intérieur, pensons aux révolutions arabes (mais oui!), aux "printemps arabes", là à côté de chez nous. Nous qui sommes bien carrés dans nos bonnes petites démocraties occidentales, nous avons peut-être perdu de vue l'immense espérance qui avait soulevé nos ancêtres en 1789 et 1848. C'est loin, peuchère! Nous nous passionnons - plus ou
moins - pour les futures élections, nous comparons les mérites respectifs d'Eva Joly et de Marine Le Pen. Pendant ce temps, chaque jour du Bon Dieu apporte son lot de morts, de blessés, d'enfermés, en Syrie et ailleurs.
Des jeunes, des gens acceptent de donner leur vie pour que leur pays change, que la liberté vienne, que les droits des femmes soeint respectés, que les prédateurs et les corrompus soient châtiés. Et nous chrétiens, nous savons que ces gens qui luttent pour la liberté font, sans toujours le savoir, un pas vers le printemps du Royaume. Quoiqu'il arrive par la suite. Est-ce que nous sentons cela dans notre coeur?
En ces jours où se tiennent les Semaines Sociales de France, souvenons-nous que le thème en est :"La démocratie, une idée neuve?". Ces Semaines Sociales, elles aussi, sont un pas de plus vers le Royaume.
Pour comprendre la parabole de l'intérieur, pensons aux révolutions arabes (mais oui!), aux "printemps arabes", là à côté de chez nous. Nous qui sommes bien carrés dans nos bonnes petites démocraties occidentales, nous avons peut-être perdu de vue l'immense espérance qui avait soulevé nos ancêtres en 1789 et 1848. C'est loin, peuchère! Nous nous passionnons - plus ou
moins - pour les futures élections, nous comparons les mérites respectifs d'Eva Joly et de Marine Le Pen. Pendant ce temps, chaque jour du Bon Dieu apporte son lot de morts, de blessés, d'enfermés, en Syrie et ailleurs.Des jeunes, des gens acceptent de donner leur vie pour que leur pays change, que la liberté vienne, que les droits des femmes soeint respectés, que les prédateurs et les corrompus soient châtiés. Et nous chrétiens, nous savons que ces gens qui luttent pour la liberté font, sans toujours le savoir, un pas vers le printemps du Royaume. Quoiqu'il arrive par la suite. Est-ce que nous sentons cela dans notre coeur?
En ces jours où se tiennent les Semaines Sociales de France, souvenons-nous que le thème en est :"La démocratie, une idée neuve?". Ces Semaines Sociales, elles aussi, sont un pas de plus vers le Royaume.
mercredi 16 novembre 2011
Une Eglise aux frontières?

Je reviens de Notre Dame du Laus, où nous avions une réunion des animateurs de pèlerinage de la région PACA. Ce n'est pas peu de dire que les pèlerinages ont aujourd'hui le vent en poupe, confirmant ce qu'écrit Danielle Hervieu-Léger dans Le pélerin et le converti. Le pélé, lieu rêvé pour la nouvelle évangélisation, où les gens viennent par centaines, par milliers, ne demandant qu'à écouter l'Evangile, à chanter, à processionner, à se sentir un Corps. Et le sacrement de réconciliation! Un des problèmes de ND du Laus, c'est le trop grand nombre de confessions... Alors, que demande le peuple? Nous n'avons pu que constater la belle santé de la plupart des pélerinages dans notre région. Et combien de conversions, de "retours"? C'est étonnant, merci mon Dieu.
Bon, mais quand même. Une toute petite réflexion m'est venue à l'esprit, et je parle un peu au hasard comme le vieux Job qui, après avoir parlé, mettait une main sur sa bouche. Risquons-nous quand même.
Est-il vraiment nécessaire de mobiliser huit religieux dans la force de l'âge pour un seul pélerinage? Alors qu'à côté, dans les quartiers Nord de Marseille, des communautés franciscaines, jésuites, oblates doivent quitter les cités faute d'effectifs? L'Eglise ne doit-elle pas être "aux frontières" aussi, là où quelqu'un de peu averti parlait de "désert spirtuel"? Y être présent, non pas pour
monter sur une caisse et prêcher au coin de la rue, ni pour faire du porte à porte à la mode évangélique, mais pour "vivre avec" tout simplement; ce qui revient à dire, le plus souvent: vivre avec les pauvres. Etre aux frontières,, non pas pour édifier un Mur de Berlin, mais pour risquer la rencontre et montrer aux hommes, si possible, un visage de l'Eglise amie et pauvre. Faudra-t-il clore une aventure commencée par Jésus au temps de la Cananéenne et poursuivie par St Paul?Pourquoi si peu de jeunes clercs envisagent cette forme de Mission? Est-ce par peur de perdre leur vocation? Ou parce que ce n'est pas "rentable"? Ou par crainte de risquer sa peau hors du cocon clérical? Mais j'ose le dire: il y a là un appel de l'Eglise, appel à entrer dans "le monde de ce temps", comme disait le Concile. La Mission, c'est encore et toujours cela: partir aux frontières...
Mais, encore une fois, je parle tout à fait par hasard.
jeudi 27 octobre 2011
Coincés par l'Evangile

Merci à Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales de France (SSF), pour son article paru dans la dernière lettre de SSF, à propos du livre "Le prix à payer", de Joseph Fadelle. En substance, Jérôme salue l'oeuvre de l'auteur, tout en rappelant que ce livre ne doit pas alimenter l'islamophobie ambiante.
Car, depuis quelque temps, la peur et le rejet grevent nos relations avec l'islam. L'islamophobie progresse, alimentée par les media relatant les exactions, exclusions, persécutions dont des chrétiens sont victimes de la part de musulmans, un peu partout... Ils ont raison, ces media, de crier quand des coptes se font massacrer. Ils ont raison de dénoncer l'intolérance. Il y a un devoir de vigilance... Joseph Fadelle a raison de publier la terrible histoire dont il a été victime.
Ils ont tous raison, mais ne faudrait-il pas, en même temps, rappeler que l'islam des talibans et des shebabs est un visage de l'islam, visage défiguré et tragique dans lequel la majorité des musulmans ne se reconnaissent pas, même dans nos cités? Pas plus que nous-mêmes ne nous reconnaissons dans les lefévristes. Que dire de Mme Dounia Bouzar et des intellectuels qui prônent comme elle un islam ouvert et tolérant? Pourquoi ne pas citer les soufis marocains ou sénégalais? Et les jeunes tunisiens qui nous disent leurs analyses et leurs espoirs, tel Ali Mezghani dans le Monde du 21 octobre, ne sont-ils pas l'islam, eux aussi?
Allons, reconnaissons que le fossé n'est pas, ne sera jamais entre chrétiens et musulmans, mais entre les intégristes de tout poil: lefévristes et lefévrisants, salafistes, hindouistes d'un côté, et partisans d'une laïcité ouverte aux croyants, de la tolérance et du dialogue, de l'autre. Voilà le véritable affrontement! Avec cette différence, notable: les musulmans, les musulmanes souffrent bien plus de leurs intégristes que nous des nôtres. De toutes façons, soyons clairs sur les enjeux: en ce temps d'Assise, l'avenir est au dialogue, non aux affrontements.
Et puis... et puis, comme disait Christian Salenson lors d'une récente conférence aux Angles (30) :"Nous autres chrétiens, nous sommes coincés par l'Evangile." Quelque part nous avons entendu qu'il ne faut pas résister au méchant, qu'on doit pardonner, qu'on est tous enfants de Dieu. L'Evangile nous coince, l'amour nous prend au mot. Au nom de l'Evangile, nous ne pouvons répondre au fanatisme par un fanatisme opposé, mais jumeau. Si bien que, devant l'intolérance, il ne nous reste comme seules armes que celles de Jésus devant ses juges.
A l'instar de ces responsables laïcs de communautés chrétiennes au Nord-Cameroun, s'opposant à l'Administrateur local qui voulait forcer les gens à travailler pour lui. A cet homme qui s'écriait :"M'enfin, qui vous paie pour résister ainsi à mes ordres?", les garçons ont simplement répondu :"Personne ne nous paie, mais c'est écrit dans notre Livre..." Coincés (librement) par l'Evangile.
mardi 4 octobre 2011
Jacquot
C'était une petite dame très très malvoyante. Pourtant, chose curieuse, elle avait des yeux rieurs et un si joli sourire! Elle s'appelait Jacqueline, mais - allez savoir pourquoi - elle voulait qu'on l'appelle Jacquot.
Jacquot était devenue la vedette du car qui nous emmenait à Lourdes avec le pèlerinage Lourdes Cancer Espérance (LCE). Trônant sur la banquette arrière, elle avait l'ouïe fine malgré le bruit, comme souvent les malvoyants. Perpétuellement coiffée d'un grand chapeau noir, compromis entre le borsalino et le capéo provençal, elle avait à la main une bizarre canne à tête chercheuse, qu'elle escamotait prestement au moindre arrêt.
J'ai retrouvé Jacquot à Lourdes. De bonne grâce, elle se laissait véhiculer en voiturette, mais il m'est arrivé de l'escorter à pieds jusqu'à la Vierge couronnée. Légère, elle s'appuyait sans façon a mon bras, écartant joyeusement la foule de sa fameuse canne, entendant tout, comprenant tout.
Pour moi, Jacquot est devenue un symbole. Symbole de cet immense rassemblement de chrétiens ayant eu, ou ayant, maille à partir avec le cancer. Tout ce monde flirtant, ou ayant flirté avec la mort, faisait de ce pélerinage une démarche vraie. Quelque 5500 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, ont clamé pendant une semaine, non seulement leur joie d'être en vie, mais leur désir de vivre. C'était palpable dans la prière, dans ces axtraordinaires célébrations à la basilique souterraine. De fait, cela donnait à cet immense rassemblement une ambiance de vérité, où les différences sociales s'estompent, où plus personne ne se retrouve seul avec sa souffrance.
Car de la souffrance, il y en a! Témoins les carrefours. Mettre des milliers de gens par tables de huit, il faut le faire! On l'a fait, et chacun put dire ce qui lui "tordait le coeur", passant souvent du sourire aux larmes. Telle cette jeune femme plaquée par son mari dès qu'il eût appris sa maladie, ou cette autre dont le fils avait lâché ses études pour devenir SDF...
Nous avons besoin de ces instants de vérité, nous autres missionnaires! Cela nous fait sortir de nos livres et de nos pensées profondes pour retrouver ce monde où le drame est entré. Un monde qui sourit bravement... Sourire de la vie, sourire de Dieu.
Merci Jacquot.
Jacquot était devenue la vedette du car qui nous emmenait à Lourdes avec le pèlerinage Lourdes Cancer Espérance (LCE). Trônant sur la banquette arrière, elle avait l'ouïe fine malgré le bruit, comme souvent les malvoyants. Perpétuellement coiffée d'un grand chapeau noir, compromis entre le borsalino et le capéo provençal, elle avait à la main une bizarre canne à tête chercheuse, qu'elle escamotait prestement au moindre arrêt.
J'ai retrouvé Jacquot à Lourdes. De bonne grâce, elle se laissait véhiculer en voiturette, mais il m'est arrivé de l'escorter à pieds jusqu'à la Vierge couronnée. Légère, elle s'appuyait sans façon a mon bras, écartant joyeusement la foule de sa fameuse canne, entendant tout, comprenant tout.
Pour moi, Jacquot est devenue un symbole. Symbole de cet immense rassemblement de chrétiens ayant eu, ou ayant, maille à partir avec le cancer. Tout ce monde flirtant, ou ayant flirté avec la mort, faisait de ce pélerinage une démarche vraie. Quelque 5500 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, ont clamé pendant une semaine, non seulement leur joie d'être en vie, mais leur désir de vivre. C'était palpable dans la prière, dans ces axtraordinaires célébrations à la basilique souterraine. De fait, cela donnait à cet immense rassemblement une ambiance de vérité, où les différences sociales s'estompent, où plus personne ne se retrouve seul avec sa souffrance.
Car de la souffrance, il y en a! Témoins les carrefours. Mettre des milliers de gens par tables de huit, il faut le faire! On l'a fait, et chacun put dire ce qui lui "tordait le coeur", passant souvent du sourire aux larmes. Telle cette jeune femme plaquée par son mari dès qu'il eût appris sa maladie, ou cette autre dont le fils avait lâché ses études pour devenir SDF...
Nous avons besoin de ces instants de vérité, nous autres missionnaires! Cela nous fait sortir de nos livres et de nos pensées profondes pour retrouver ce monde où le drame est entré. Un monde qui sourit bravement... Sourire de la vie, sourire de Dieu.
Merci Jacquot.
samedi 1 octobre 2011
vendredi 9 septembre 2011
Intégration ou développement séparé?
Quand un étranger arrive à Maïduguri (Nord-Nigéria), on lui demande tout de suite s'il est chrétien, musulman, ou "rien"? Et suivant sa réponse, on l'enverra dans tel ou tel quartier de la ville.
Car le Nigéria vit encore à l'heure anglaise, où le "développement séparé" des différentes communautés, ehtniques ou religieuses, est de règle. Apparemment, il en serait de même dans les grandes villes d'Outre-Manche. A l'inverse de la manière française, qui a
opté pour l'intégration des immigrés (en principe!).
Le développement séparé a peut-être des avantages, mais on constate que les inconvénients sont graves. Le cloisonnement entraîne l'ignorance mutuelle, les soupçons, la haine même, issue des incompréhensions. Et cela finit par des violences innommables, comme à Jos (Nogéria), où chrétiens et musulmans, encouragés par leurs extrémistes comme les Maïtatsin ou leur avatar récent, les Boko Haram, s'entretuent avec application.
En ces temps où l'Eglise est tentée par le repliement identitaire, l'exemple anglais doit nous faire réfléchir. Il me semble que la Mission obéit à un double mouvement dans le temps. D'abord un temps de repli, de séparation du monde, où l'on prend conscience de ce que l'on est. On éprouve une fierté, des convictions s'affirment. On acquiert une solidité intérieure en s'astreignant à de bonnes études théologiques et bibliques, plus une formation spirituelle.
Oui, bon. Mais vient un moment où il faut sortir. On devient un chrétien-pour-les-autres, ce qui est une tautologie! Mais pour TOUS les autres, chrétiens ou pas. Alors là, il faut oublier tout ce qu'on a appris pour se mettre à écouter le monde. Pas pour le convertir, mais d'abord pour le regarder vivre, connaître ses rêves, ses amours. Il s'agit d'intégrer (le mot est lâché!) ce que vivent les autres et essayer de découvrir leur part de vérité.
Sinon, tu restes enfermé dans tes dogmes, ta liturgie et tes chrétiens bien chrétiens. Comment te plaindre ensuite si l'Eglise devient inaudible pour le monde?
Oui, en vérité, l'intégration vaut mieux que le développement séparé.
Car le Nigéria vit encore à l'heure anglaise, où le "développement séparé" des différentes communautés, ehtniques ou religieuses, est de règle. Apparemment, il en serait de même dans les grandes villes d'Outre-Manche. A l'inverse de la manière française, qui a
Le développement séparé a peut-être des avantages, mais on constate que les inconvénients sont graves. Le cloisonnement entraîne l'ignorance mutuelle, les soupçons, la haine même, issue des incompréhensions. Et cela finit par des violences innommables, comme à Jos (Nogéria), où chrétiens et musulmans, encouragés par leurs extrémistes comme les Maïtatsin ou leur avatar récent, les Boko Haram, s'entretuent avec application.
En ces temps où l'Eglise est tentée par le repliement identitaire, l'exemple anglais doit nous faire réfléchir. Il me semble que la Mission obéit à un double mouvement dans le temps. D'abord un temps de repli, de séparation du monde, où l'on prend conscience de ce que l'on est. On éprouve une fierté, des convictions s'affirment. On acquiert une solidité intérieure en s'astreignant à de bonnes études théologiques et bibliques, plus une formation spirituelle.
Oui, bon. Mais vient un moment où il faut sortir. On devient un chrétien-pour-les-autres, ce qui est une tautologie! Mais pour TOUS les autres, chrétiens ou pas. Alors là, il faut oublier tout ce qu'on a appris pour se mettre à écouter le monde. Pas pour le convertir, mais d'abord pour le regarder vivre, connaître ses rêves, ses amours. Il s'agit d'intégrer (le mot est lâché!) ce que vivent les autres et essayer de découvrir leur part de vérité.
Sinon, tu restes enfermé dans tes dogmes, ta liturgie et tes chrétiens bien chrétiens. Comment te plaindre ensuite si l'Eglise devient inaudible pour le monde?
Oui, en vérité, l'intégration vaut mieux que le développement séparé.
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